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Tout au début, Plouay était un tout
petit village situé au lieu-dit de Bécherel. La plus
ancienne demeure de Plouay montre sa trace inscrite sur les pierres
autant que son front à s'avancer dans la rue Bécherel
entre les deux places de l'Eglise et du Marché.
Les voies attenantes dénommées rue du Marquis et de
la Justice suffisent à dire la qualité du lieu sans
même besoin de préciser son propre nom "Maison
du Marquis".
Ce village dépendait d'une seigneurie d'Inguiniel. L'origine
du mot "plouay" se perd dans la nuit des temps. Il se
peut qu'il ait été écrit de différentes
manières suivant les rédacteurs : en 1308 le nom s'inscrivait
"Plozoc", et "Plouzay" en 1837. On y reconnait
le mot "Plou" qui signifie "peuple", mais la
finale "zoc" ou "ay" est plus difficile à
expliquer.
On peut dire encore que Plouay veut dire "grande
tribu". En effet, la paroisse comprend un immense terrain de
9 à 15 kilomètres de diamètre. L'âge
de la paroisse n'est pas chose facile à déterminer,
cependant il est permis de croire que dès le VIII ème
siècle la paroisse était constituée.
Ce sont les celtes qui vont d'abord dominer ce
pays, mais on ne trouve aujourd'hui presque aucune trace de leur
séjour. Les romains, eux, ont utilisé la presqu'île
de Sainte Anne, et les Bretons, à la fin du Vème ou
début du VIème siècle, ont occupé ce
territoire, comme le prouvent les noms des villages, qui tous ou
presque sont bretons, et comme le témoigne aussi la langue
du pays.
L'église paroissiale de Plouay, placée
sous le vocable de Saint Ouen, archevêque de Rouen, à
la forme de croix latine, avec 2 bas côtés. En 1876,
on a rénové l'église en réalisant les
murs du contour et la toiture sans toucher à la nef principale.
Plouay dépendait du doyenné des Bois ou de Kermenet-Héboé
et de la sénéchaussée d'Hennebont.
En 1790, Plouay fût érigé en commune et en chef-lieu
de Canton du district d'Hennebont et eût dans sa circonscription
Calan, Lanvaudan et Inzinzac.
En 1800, Plouay passa dans l'arrondissement de
Lorient et au remaniement des Cantons, en 1801, il perdit Inzinzac,
conserva Calan et Lanvaudan et acquit Inguiniel, Bubry et Quistinic.
De nos jours, Plouay est une ville carrefour,
un lieu propice aux échanges. Plouay s'est agrandie peu à
peu en alliant le développement économique à
sa vocation agricole traditionnelle.
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